Oct 17 2011

Η απάντηση στην κρίση δεν είναι ο κοινωνικός κανιβαλισμός

 

En quête d’espoir 

Chaque jour, nous, le monde qui vit et qui travaille dans le centre d’Athènes et les proches banlieues, devons faire face à une réalité dure et inhumaine qui teste constamment nos limites en tant qu’humains.
Une  petite balade dans ces quartiers, comme par exemple la place Victoria, n’est pas tout une simple promenade. C’est une marche parmi des gens déracinés qui survivent à l’étroit dans les limites d’une petite place, parmi des forces de police de tous genres (des patrouilles, des voitures ou des motos de police) sous prétexte de sécurité, et parmi des gens qui, avec un pas hâtif, ont peur que quelqu’un ne les attende et ne leur nuit.
L’image planifiée et prévue de l’accumulation démesurée des migrants a provoquée pour nous tous une grande inquiétude. Une inquiétude qui est « cultivée avec soin » dans nos consciences par tous ceux qui sont responsables de cette situation. La situation du chômage, des salaires et des pensions réduites, les centaines de travailleurs qui n’ont pas de couverture sociale, c’est le braquage de la richesse sociale. Les gens cherchent les responsables parmi ceux qui sont « en fin de route », la même route que les patrons nous réservent à nous aussi. Car nous sommes au début d’une crise profonde dont nous ne voyons pas la fin. Néanmoins, les vécus de ceux qui ont été forcés de partir à l’étranger (grecs migrants aux Etats-Unis, en Australie etc.) reflètent l’actualité. De même aujourd’hui comme auparavant, les migrants, qu’importe leur pays d’origine, sont les sales, les criminels, ceux qui sont victimes d’attaques même dans leurs propres appartements, sont ceux qui subissent une chasse à l’homme sans trêves.
Et pendant qu’ils nous volent nos vies, nous les opprimés, nous agressons l’un l’autre : les employés du secteur privé contre les fonctionnaires d’état ; le voisin blanc contre le voisin d’une teinte sombre, le grec contre l’étranger. Voila les premiers signes d’une société fasciste. Ceux qui ont le pouvoir nous veulent seuls, loin des places, enfermés chez-nous, sans réactions, considérant le voisin comme un ennemi et le migrant comme le responsable de tous nos problèmes.
Spécialement Victoria, depuis des années, n’était pas vraiment un quartier « tranquille ». Des années avant que la grande vague de migration asiatique, personne ne se baladait tranquillement puisque le trafic de drogues et la prostitution étaient en pleine croissance. Cette situation qui existait et qui depuis des années dévaluait le quartier a été aggravé dernièrement, puisque des gens se sont concentrés dans cet espace aussi serré. Des gens désespérés, attaqués par les fascistes qui en collaborant avec la police les privent du droit d’exister ailleurs. La police, qui a été multipliée sous prétexte sécuritaire, quand elle ne dirige pas les coups de couteaux des fascistes, ou bien le trafic des drogues, est toujours présente pour réprimer toute résistance sociale.
Alors que les caisses sont vides, ils annoncent des travaux de rénovations des espaces et bâtiments  publiques. Pedio tou Areos, le parc voisin est encore plus étouffé dans le ciment : des sommes immenses ont été versées à des entrepreneurs en bâtiment, alors qu’ils ne sont pas occupés des choses de base comme le système d’irrigation des arbres. Un projet de rénovation a été planifié dont le cœur est la rue Fylis et les rues alentours comprenant des supposés plantations d’arbres et agrandissements de trottoirs. Tout ça bien sûr pour que des investisseurs, des entreprises et des centres commerciaux tel que le récent Capitol, arrivent dans notre quartier pour le « valoriser ». Quelqu’un pourrait demander pourquoi ça ne serait pas bien ? Pourquoi notre quartier ne serait-il pas embelli ?
Mais parce que les quartiers ne se valorisent pas avec des vitrines clinquantes et des bâtiments gigantesques qui sont construits de telle manière que quand tu rentres là-dedans, tu n’a plus la possibilité de voir ce qui se passe à l’extérieur. Les quartiers sont valorisés quand la vie de leurs habitants est aussi valorisée. Quand les enfants peuvent jouer dans les places et ne sont pas obliges de payer pour y entrer, quand les petits magasins ne ferment pas les uns après les autres, quand les habitants, quelque soit leur pays d’origine, peuvent tous profiter autant des espaces publiques.
Dans le centre d’Athènes on trouve concentrée toute la politique d’état et du capital. Cette politique qui veut que les migrants n’aient aucun droit pour se soigner, s’éduquer, travailler, les désigne à la fin comme des criminels et tourne le peuple contre eux. Ce même peuple qu’elle vole toujours plus à travers les tickets de transport, à travers les dessous des tables qu’il doit payer pour se soigner dans le secteur public, à travers les factures de DEI (équivalent d’EDF en Grèce)  mais auquel elle offre du ciment en abondance et des centre commerciaux gigantesques où il peut voir alors qu’il ne peut pas toucher.
Notre seul espoir c’est de prendre nos vie en main, de sortir de l’isolement et de l’apathie. C’est de commencer par se soucier des uns des autres en créant au sein de nos quartiers des communautés de résistance à l’oppression et des réseaux de solidarité. Commencer par se rencontrer et partager nos besoins et nos désirs et les rendre réels collectivement. Sans hiérarchie et sans fausses divisions construisons une communauté d’entraide et de réciprocité.

LA REPONSE A LA CRISE CE N’EST PAS LE CANNIBALISME SOCIAL
RESISTANCE – SOLIDARITE
LUTTES COMMUNES DES NATIFS ET DES MIGRANTS

Assemblée de la place Victoria

L’assemblée de la place Victoria a lieu tous mercredis à 18h00 à la place Victoria

 

 

 

 

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